[Charlotte Bousquet] La Peau des Rêves : Nuit Tatouée

8
fév
2012

Résumé

Etre libre de son destin. Venger ses parents massacrés par des chimères, alors qu’elle n’était qu’un bébé.
Telles sont les ambitions de Cléo, orpheline élevée par le clan du Passage, ennemi juré des créatures hybrides. Jusqu’au jour où, combattant l’une d’elles, Cléo voit ses certitudes voler en éclats. D’où vient son tatouage au poignet, étrangement semblable à celui de la chimère ? Que signifient ces visions terribles liées à la mort des siens ?

Convaincue que son adversaire connaît la clé de son passé, l’adolescente se lance sur ses traces.
En chemin, elle affrontera la haine, la trahison…et son désir pour Axel, un ténébreux ailé.

 

Extrait


Cléo avait natté ses longs cheveux fauves, passé sur sa tunique le chandail rapiécé et informe, si vieux qu’il n’avait plus de couleurs, puis s’était réfugiée dans sa cellule, au calme, pour réfléchir. A la rage de son père adoptif. Au motif de son nouveau tatouage, également.
Elle n’avait plus le choix : après l’avoir réclamé à cor et à cri, refuser serait considéré comme une preuve de faiblesse. De plus, elle ne regrettait pas cette décision. Elle voulait vraiment empreindre sa peau d’un signe qui vienne d’elle et lui appartienne, modifier un fragment de son corps et le sentir tout entier transformé.
A son image. Selon sa volonté.

Extrait tiré de la page 61

 

Chronique

Je dois avouer qu’au premier abord le résumé ne me donnait pas plus envie que ça, j’aime les histoires qui se passe dans un univers post-apocalyptique, mais là j’avais l’impression que j’allait encore avoir à faire à une énième histoire à l’eau de rose, à tord.
Sauf qu’étant tombé amoureuse du titre et de la couverture, il ne m’en fallait pas plus pour qu’il attérisse dans ma bibliothèque (je vous l’ai déjà dis je suis plus sensible à une jolie couverture et un titre qu’un résumé) .

Finalement ce livre à été une très bonne surprise dès les premières pages et s’en est même devenu un véritable coup de coeur.

L’histoire se passe à Paris, dans un futur indéfini mais totalement dévasté. Aucune mention n’est faite sur le pourquoi du comment Paris (et le monde en général) en est arrivé à être ce qu’il est mais le fait est qu’il ne ressemble en rien à celui que nous connaissons.

Des clans se sont formé, des créatures surnaturelles ont fait leur apparition, toute la modernité que nous connaissons à disparu. On en reviens à une version plus primaire de l’humanité et avec elle de nombreux conflits et dangers, Paris n’est plus une ville sure.

Parmis les habitants de ce nouveau Paris il y a le clan du Passage et le monde des Chimères. Le clan du Passage c’est celui de Cléo, une jeune fille de 16 ans passionnée par l’ancienne littérature. Cyrano de Bergerac est son refuge.

Le secret de Cléo réside dans un tatouage dont elle ne connait pas l’origine, dont elle ne se rappele pas le moment où il a été « gravé » sur sa peau. Ce tatouage mystérieux cache le secret de ses origines, origines qu’elle semble partager avec Lyn, un Chymère qui lui ressemble étrangement et qui porte le même tatouage.

A côté de cette histoire il y a celle de Ximénia/Najma, une Gypsie, une conteuse, capturé par les Chymère. Elle est la conteuse de l’histoire de Cléo.

Dans ce premier tome l’accent est davantage mis sur Cléo et sa quête alors que Najma n’occupe que quelques pages, son histoire à elle reste assez mystérieuse et on se demande la place qu’elle va prendre par la suite.

Je n’en dirai pas plus sur l’histoire car je n’ai pas envie de vous spoiler, mais je suis tombé amoureuse de l’univers qu’à crée Charlotte Bousquet. La surprise à aussi été dans l’écriture que j’aurai pensé plus « gamine » étant donné que le livre est à partir de 13 ans, mais il n’en est rien, c’est même plutôt adulte. J’avoue qu’à cet âge la jaurai adoré trouver ce genre de livre à la bibliothèque.

Pour finir quelques détails qui ont leurs importance, si vous connaissez un minimum Paris vous prendrez peut-être autant de plaisir que moi à suivre les déplacements de Cléo au travers des panneaux en ruine des stations de métros. Vous verrez aussi qu’à de nombreuse reprise vous pourrez trouver des passages de Cyrano de Bergerac, Horace, Othello… qui nous permettront entre autre de mieux comprendre Cléo et ses sentiments.

Le deuxième tome Nuit Brulée est sorti aujourd’hui, ce 8 février.

 
 

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Faire le vide et repartir de zéro…

7
fév
2012

J’ai commencé par tout sortir du meuble, par remplir ces grands sacs poubelle noir que mon copain me rammène. J’ai pris plaisir à déchirer tout ces papiers accumulés depuis des années. Puis j’ai cherché ce que je pourrai vider d’autre, alors j’ai pris tout mes papiers administratifs et j’ai viré les enveloppes, pubs et autres que je gardais parce que j’avais la flemme de trier et que je balançais ça dans le tiroir attendant un jour prochain d’avoir le courage de classer.

Et j’ai encore cherché, sauf que ce qui ne m’allait plus c’était ma tête. Alors j’ai pris une paire de ciseau et j’ai coupé. Retrouver cette sensation si jouissive, celle d’être libre, de contrôler et d’être soi. J’avais les cheveux à mi-fesse, j’ai coupé entre 15 et 30 cms. J’ai une coupe asymétrique et dégradé, mais c’est que j’aime. Des cheveux coupés droits je ne pourrai jamais car ça ne corresponds pas à ma personnalité et à mon caractère.
Je recouperai surement…un jour j’aurai une coupe courte.

Alors j’ai cherché à retrouver cette même sensation et je me suis attaqué à mes mails, puis à mon ordinateur, puis je me suis désinscrite de plusieurs sites, j’ai fait le vide sur d’autres. J’ai fait le vide sur 10 ans de présence online, 10 ans que finalement j’ai en grosse partie envie d’oublier parce qu’il ne sont pas forcément associé à de bons souvenir, comme mon passé. Pour finir j’ai effacé de ma vue (et de celles des autres) toutes ces photos que j’ai pu prendre et qui ne représentent absolument pas ce que je souhaite faire maintenant, j’ai l’impression qu’une étrangère les a prise à ma place. La aussi je veux repartir de zéro.
Mais cette « sensation si jouissive » n’est pas revenu, juste un gros sentiment de m’être déchargé en partie de ce qui me pesait.

Aujourd’hui de ce besoin de vide que reste t-il ? Pour être franche il reste encore beaucoup, j’ai toujours ce poids qui me tiens et me retiens.

J’ai besoin de basarder mes fringues, virer tout ce qui ne va plus avec moi, changer de look. Comme je le disait dans un précédent article, je ne suis plus la fille qui s’habillait avec un look « goth/street » depuis ses 16 ans, je ne suis pas non plus prête à faire l’impasse sur mes fringues noir parce que j’aime cette couleur et qu’il n’y a qu’en ayant du noir que je me sens bien. Mais je ne suis pas et ne serai pas féminine. J’ai toujours eue un look garçon manqué, même si ça s’est amélioré avec l’âge, mais il n’y a que dans des vêtements pas trop féminin que je ne me sens pas déguisé.
Aujourd’hui j’ai envie de quelque chose de plus Nature dans les teintes, de plus libre, moins enfermé…

Et puis il y a ma vie, peut-être le plus gros point noir dans l’histoire puisqu’elle dépends de tout. Sans ce vide précédent je ne pouvais pas recommencer ma vie à zéro et en même temps j’ai besoin qu’une partie de ma vie ai recommencé pour me décharger du reste.

Concrètement le reste c’est le point précédent – à savoir mes vêtements – c’est aussi tout ce qu’il y a dans cet appart en meuble et l’appart en question. Celà fait même pas un an qu’on y est, à vrai dire c’est mon premier déménagement en 25 ans de vie, mais c’est aussi le premier d’une longue liste car j’ai l’impression que je ne me sentirai jamais totalement chez moi quelque soit le lieu. En attendant c’est devenu une priorité pour moi de quitter cet endroit, de quitter ce passé qui me poursuit même au travers des meubles.
Et si j’avais le choix, de quitter définitivement l’appart de mes parents ne plus y remettre les pieds.

Retourner la-bas, c’est comme retourner dans le passé, c’est retourner « la » – comprendre Montmorency – où j’ai vécu la période la plus traumatisante de ma vie. Je n’aime pas ce mot mais après réflexion c’est encore celui qui correspond le mieux. J’aimerai ne plus avoir à y revenir…ne plus me sentir mal chaque fois que j’y remet les pieds.

Pour finir le reste est dans ma tête. Le reste il n’y a que moi qui peut y faire quelque chose. Mais ma tête c’est l’engrenage le plus dur à remettre en marche.

Un jour j’aimerai me sentir bien, mais réellement bien…

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