23 août 2012

[Clarissa Pinkola Estés] Femmes qui courent avec les loups

[Clarissa Pinkola Estés] Femmes qui courent avec les loups

Femmes qui courent avec les Loups
Clarissa Pinkola Estés

Editeur : Le Livre de Poche
Année de sortie : 17 Octobre 2001

ISBN-10 : 2253147850
ISBN-13 : 978-2253147855

Nombre de page : 763

 

 

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Résumé


Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d’un savoir immémorial. Chaque femme a en elle la Femme Sauvage. Mais la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, comme l’animal sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde. Pourtant, si éloignées que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin. De par sa double tradition de psychanalyste et de conteuse, Clarissa Pinkola Estés nous aide à entreprendre la démarche grâce à cet ouvrage unique, parcouru par le souffle d’une immense générosité. A travers les  » fouilles psycho-archéologiques  » des ruines de l’inconscient féminin qu’elle effectue depuis plus de vingt ans, elle nous montre la route en faisant appel aux mythes universels et aux contes de toutes les cultures, de la Vierge Marie à Vénus, de Barbe-Bleue à la Petite Marchande d’allumettes. La femme qui récupère sa nature sauvage est comme les loups. Elle court, danse, hurle avec eux. Elle est débordante de vitalité, de créativité, bien dans son corps, vibrante d’âme, donneuse de vie. Il ne tient qu’à nous d’être cette femme-là.

 

Extrait


“C’est pourtant ce goût fugitif, né de la beauté comme de la perte, qui nous rend si agitées, si désireuses de continuer à poursuivre cette nature sauvage. Alors nous bondissons dans la forêt, le désert ou la neige et nous courons, nous courons, nos yeux sondant le sol, l’oreille tendue. Nous cherchons partout, dessus, dessous, un signe, un indice, un vestige prouvant qu’elle vit encore, que nous n’avons pas laissé passer notre chance. Et quand nous découvrons sa trace, nous redoublons d’efforts pour nous rattraper, pour remettre tout au propre, nos amours comme notre esprit, pour tourner la page, rompre les ponts, enfreindre les règles, arrêter la planète. Car nous n’avons pas l’intention de continuer sans elle.”

 

Chronique


Tout est parti d’une citation posté sur Facebook :

“La femme qui récupère sa nature sauvage est comme les loups. Elle court, danse, hurle avec eux. Elle est débordante de vitalité, de créativité, bien dans son corps, vibrante d’âme, donneuse de vie. Il ne tient qu’à nous d’être cette femme-là.”

Ce sont ces quelques mots qui ont fait écho en moi et m’ont convaincu de le lire. Je ne l’ai pas regretté au contraire. A la lecture de ce livre, je suis parti dans un vaste voyage à la recherche de moi-même.

« Femmes qui courent avec les Loups » n’est pas un livre qui se chronique, c’est un livre qui se ressent et qui se vie. Chaque personne aura son ressenti personnel sur ces mots ainsi je reprendrai ce que j’ai dis dans mon article précédent car je pense avoir trouvé les mots juste sur ma vision de « Femmes qui Courent avec les Loups » et n’ai finalement rien à rajouter :

Ce livre n’est pas un mode d’emploi pour la vie, il donne juste le chemin à prendre pour devenir une femme, pour redevenir soi. Il ne propose pas de solution il contient juste les bon mots, ceux qui font réfléchir, ceux qui posent les bonnes questions. Les réponses, elles, sont en nous.

Clara P. E. nous aide à comprendre chaque élément de notre vie, elle nous permet de faire la paix avec le passé pour pouvoir ensuite construire le futur. Elle nous aide à retrouver la femme sauvage, celle que nous étions avant, à la naissance.

Jamais un livre ne m’aura autant touché que celui-ci.

Si vous avez envie de fouiner vous trouverez plusieurs citations de ce livre sur mon tumblr

 
 

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8 février 2012

[Charlotte Bousquet] La Peau des Rêves : Nuit Tatouée

[Charlotte Bousquet] La Peau des Rêves : Nuit Tatouée

La Peau des Rêves : Nuit Tatouée T1
Charlotte Bousquet

Editeur : Archipel - Galapagos
Année de sortie : 12 Octobre 2011

ISBN-10 : 2809805628
ISBN-13 : 978-2809805628

Nombre de page : 280

 

 

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Résumé

Etre libre de son destin. Venger ses parents massacrés par des chimères, alors qu’elle n’était qu’un bébé.
Telles sont les ambitions de Cléo, orpheline élevée par le clan du Passage, ennemi juré des créatures hybrides. Jusqu’au jour où, combattant l’une d’elles, Cléo voit ses certitudes voler en éclats. D’où vient son tatouage au poignet, étrangement semblable à celui de la chimère ? Que signifient ces visions terribles liées à la mort des siens ?

Convaincue que son adversaire connaît la clé de son passé, l’adolescente se lance sur ses traces.
En chemin, elle affrontera la haine, la trahison…et son désir pour Axel, un ténébreux ailé.

 

Extrait


Cléo avait natté ses longs cheveux fauves, passé sur sa tunique le chandail rapiécé et informe, si vieux qu’il n’avait plus de couleurs, puis s’était réfugiée dans sa cellule, au calme, pour réfléchir. A la rage de son père adoptif. Au motif de son nouveau tatouage, également.
Elle n’avait plus le choix : après l’avoir réclamé à cor et à cri, refuser serait considéré comme une preuve de faiblesse. De plus, elle ne regrettait pas cette décision. Elle voulait vraiment empreindre sa peau d’un signe qui vienne d’elle et lui appartienne, modifier un fragment de son corps et le sentir tout entier transformé.
A son image. Selon sa volonté.

Extrait tiré de la page 61

 

Chronique

Je dois avouer qu’au premier abord le résumé ne me donnait pas plus envie que ça, j’aime les histoires qui se passe dans un univers post-apocalyptique, mais là j’avais l’impression que j’allait encore avoir à faire à une énième histoire à l’eau de rose, à tord.
Sauf qu’étant tombé amoureuse du titre et de la couverture, il ne m’en fallait pas plus pour qu’il attérisse dans ma bibliothèque (je vous l’ai déjà dis je suis plus sensible à une jolie couverture et un titre qu’un résumé) .

Finalement ce livre à été une très bonne surprise dès les premières pages et s’en est même devenu un véritable coup de coeur.

L’histoire se passe à Paris, dans un futur indéfini mais totalement dévasté. Aucune mention n’est faite sur le pourquoi du comment Paris (et le monde en général) en est arrivé à être ce qu’il est mais le fait est qu’il ne ressemble en rien à celui que nous connaissons.

Des clans se sont formé, des créatures surnaturelles ont fait leur apparition, toute la modernité que nous connaissons à disparu. On en reviens à une version plus primaire de l’humanité et avec elle de nombreux conflits et dangers, Paris n’est plus une ville sure.

Parmis les habitants de ce nouveau Paris il y a le clan du Passage et le monde des Chimères. Le clan du Passage c’est celui de Cléo, une jeune fille de 16 ans passionnée par l’ancienne littérature. Cyrano de Bergerac est son refuge.

Le secret de Cléo réside dans un tatouage dont elle ne connait pas l’origine, dont elle ne se rappele pas le moment où il a été « gravé » sur sa peau. Ce tatouage mystérieux cache le secret de ses origines, origines qu’elle semble partager avec Lyn, un Chymère qui lui ressemble étrangement et qui porte le même tatouage.

A côté de cette histoire il y a celle de Ximénia/Najma, une Gypsie, une conteuse, capturé par les Chymère. Elle est la conteuse de l’histoire de Cléo.

Dans ce premier tome l’accent est davantage mis sur Cléo et sa quête alors que Najma n’occupe que quelques pages, son histoire à elle reste assez mystérieuse et on se demande la place qu’elle va prendre par la suite.

Je n’en dirai pas plus sur l’histoire car je n’ai pas envie de vous spoiler, mais je suis tombé amoureuse de l’univers qu’à crée Charlotte Bousquet. La surprise à aussi été dans l’écriture que j’aurai pensé plus « gamine » étant donné que le livre est à partir de 13 ans, mais il n’en est rien, c’est même plutôt adulte. J’avoue qu’à cet âge la jaurai adoré trouver ce genre de livre à la bibliothèque.

Pour finir quelques détails qui ont leurs importance, si vous connaissez un minimum Paris vous prendrez peut-être autant de plaisir que moi à suivre les déplacements de Cléo au travers des panneaux en ruine des stations de métros. Vous verrez aussi qu’à de nombreuse reprise vous pourrez trouver des passages de Cyrano de Bergerac, Horace, Othello… qui nous permettront entre autre de mieux comprendre Cléo et ses sentiments.

Le deuxième tome Nuit Brulée est sorti aujourd’hui, ce 8 février.

 
 

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16 janvier 2012

[Deborah Harkness] Le Livre perdu des sortilèges

[Deborah Harkness] Le Livre perdu des sortilèges

Le Livre perdu des sortilèges
Deborah Harkness

Editeur : Orbit
Année de sortie : 4 mai 2011

ISBN-10 : 2360510339
ISBN-13 : 978-2360510337

Nombre de page : 528

 

 

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Résumé

Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé dpuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous – démons, sorcières et vampires – le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la toumente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

 

Extrait


J’éprouvais le même besoin irrésistible de toucher ces lettres que devant l’Ashmole 782. La première fois, j’avais été trop effrayée par la présence des employés de la bibliothèque et ma propre magie pour prendre ce risque. A présent, c’était la peur d’apprendre quelque chose d’inattendu sur Matthew qui me retenait. Mais il n’y avait personne dans la pièce et mes craintes n’étaient rien à côté de mon désir de comprendre le passé du vampire. J’effleurai du bout des doigts le prénom. Son image m’apparut, claire et distincte, sans que j’aie besoin de prononcer le moindre mot ou de regarder une surface réfléchissante.
Il était assis à une table près d’une fenêtre, comme ces derniers jours, se mordant la lèvre, absorbé dans des exercices d’écritures. Ses longs doigts tenaient un calame et il était entouré de rouleaux de vélin qui portaient tous ses essais maculés de taches pour écrire son prénom ou copier des passages des Ecritures. Je suivis le conseil de Marthe et n’opposai aucune résistance à me visions ; l’expérience fut moins déroutante que la veille.

Extrait tiré de la page 292

 

Chronique

It begins with absence and desire.
It begins with blood and fear.
It begins with discovery of witches.

Il y a parfois des livres qu’on achète pour leurs couvertures et/ou pour leurs titres sans même lire le résumé, c’est un peu ce qui m’est arrivé avec « Le livre perdu des Sortilèges ». Lorsque je l’ai vu à Gibert en neuf pour une misère, je n’ai pas hésité une seconde. Je n’avais jamais lu le résumé mais la couverture et le titre m’ont toujours attiré.

Je me suis plongé dedans très rapidement, découvrant l’histoire et le fait qu’il ne mettait pas en scène que Diana, une historienne spécialisé dans l’alchimie et sorcière (je vous l’ai dit je n’ai jamais lu le résumé). Y découvrir des vampires et des démons a donc été pour moi une très bonne surprise, surtout que celui-ci n’est pas du tout construit comme toutes ces histoires de bit-lit qu’on peut trouver actuellement. Il y a certes une histoire qui va bien au-delà de la simple amitié entre Diana et Matthew mais celle-ci semble tellement normale dans le déroulement des choses qu’on a à aucun moment l’impression que l’auteure a créée cette romance pour que le livre plaise aux amateurs de bit-lit.

Nous pénétrons donc dans l’univers de Diana Bishop, une jeune femme sorcière de par sa descendance mais qui tente de passer à tout prix pour une humaine, suite à un évènement traumatisant de son passé. Jusqu’au jour où un mystérieux manuscrit, « L’Ashmole 782 » atterris dans ses mains. Si l’on s’en arrête à ça l’histoire pourrait paraitre banale, mais il n’en est rien. Outre ce fameux manuscrit qui suscite tous les intérêts au sein des créatures surnaturelles, Deborah Harkness nous emmènent à la découverte d’une histoire qui se situe quelque part entre l’époque de Clovis et aujourd’hui, celle de Matthew Clairmont, celle des mystères que cache cet « Ashmole 782» aussi. Et Diana dans tout ça me direz-vous ? Diana est le fil conducteur de l’histoire, elle est celle sans qui rien de tout ça ne serai possible, sans qui rien ne serai arrivé. Elle est une des dernières descendantes de deux familles de puissant sorcier, elle est la sorcière ultime sans le savoir. Mais Diana refuse la magie alors c’est elle qui s’imposera à elle sans moyen de faire demi-tour.

L’auteure a aussi eue la bonne idée de faire un roman très bien documenté sur l’alchimie, l’histoire et l’ésotérisme. J’avoue que plonger dans une histoire qui recelait des parts de réel m’a énormément plu. Je ne connais rien de l’alchimie, je n’en connais toujours pas grand-chose mais certains livres dont il est question au fil des pages ont attisé ma curiosité.

Pour finir je dirai qu’après avoir lu plusieurs chroniques j’ai pu remarquer que beaucoup critiquaient le rythme lent de ce livre. Si vous aimez les livres où il y a de l’action du début à la fin c’est sûr que celui-ci n’est pas fait pour vous. Par contre si vous appréciez de vous laisser porter doucement dans un autre univers alors n’hésitez pas une seconde.

« Le livre perdu des sortilèges » c’est en conclusion un savant mélange de ce que j’apprécie : une histoire de sorcière crédible, pas de celles qui volent sur un balai, mais de celles qui se font discrètes dans un moment où la magie est encore mal considérée. Un vampire, pas de ceux qui boit le sang des jeunes vierges, ni qui traumatise les enfants et une ouverture à un autre monde (ici l’Alchimie).

La fin est frustrante au possible et on a qu’une envie acheter le second tome. Sauf que forcément celui-ci n’est pas encore sorti.

Pour info, « Le Livre perdu des Sortilèges » est le premier tome de la trilogie « All Souls » (pas de traduction française), le second tome « Shadow of Night » est prévu aux USA pour l’été 2012.

 
 

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6 novembre 2011

[Neil Gaiman] Odd et les Géants de Glace

[Neil Gaiman] Odd et les Géants de Glace

Odd et les Géants de Glace
Neil Gaiman

Editeur : Albin Michel - Col. Wiz
Année de sortie : Novembre 2010

ISBN-10 : 2226195548
ISBN-13 : 978-2226195548

Nombre de page : 141

 

 

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Résumé

Dans un village nordique des temps anciens vit Odd, un garçon que la chance a oublié. Son père a péri dans une expédition Viking, et sa mère est inconsolable. Un arbre tombe et c’est sur son pied qu’il s’écrase, le rendant boiteux pour toujours. Mais un jour, Odd délivre un ours pris au piège. Une quête fantastique commence pour lui, le fragile petit humain. Un voyage vers un pays de glaces, de géants et de dieux. Et ce monde attend quelqu’un de souriant, d’exaspérant, d’intelligent, de surprenant. Quelqu’un comme Odd…

 

Extrait


Le renard et l’ours se tenaient à courte distance pour l’observer. L’aigle descendit voir ce qui se passait, se posa sur les branches nues d’un arbre et garda une immobilité de statue.

Odd pris son triangle de glace et le posa de telle manière que les rayons du soleil le traversent pour aller frapper la neige blanche poussée par le vent sur le bassin gelé. Il ne se passa rien. Il le tourna, l’inclina, le déplaça, et…

Extrait de la page 68

 

Chronique


Il était une fois « Odd et les Géants de Glace », un joli petit conte pour enfant inspiré de la mythologie nordique, que les plus jeunes comme les moins jeunes auront plaisir à lire. Le langage est simple, assez simple pour vous puissiez raconter l’histoire à votre enfant le soir.

Odd c’est un petit garçon que la vie n’a pas épargné, boiteux suite à un accident, orphelin de père et rejeté par son beau-père, il semblerai bien que la vie lui ai réservé quelques surprise.

C’est suite à sa rencontre avec un ours, un renard et un aigle que sa vie va basculer.
Odd, le garçon rejeté par tous, va, avec l’aide de ses nouveaux compagnons partir dans une quête qui le fera grandir (dans le sens gagner en maturité) et nous prouver qu’il n’y a pas besoin d’être grand et fort pour gagner un combat.

Une belle leçon de courage qui nous montre que le plus fort n’est pas toujours celui qu’on pense et que la ruse et un sourire font des armes tout aussi tranchante que la plus belle des épées (qui n’est souvent que du toc ^^ )

A lire au coin du feu avec du Bathory en musique de fond  

 
 

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17 juin 2011

[Megan Lindholm alias Robin Hobb] Le Dieu dans l’Ombre

[Megan Lindholm alias Robin Hobb] Le Dieu dans l’Ombre

Le Dieu dans l'Ombre
Megan Lindholm (Robin Hobb)

Editeur : Télémaque
Année de sortie : 28 Octobre 2004

ISBN-10 : 2753300011
ISBN-13 : 978-2753300019

Nombre de page : 428

 

 

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Résumé

Evelyn a 25 ans. Un séjour imprévu dans sa belle-famille avec son mari et son fils de cinq ans tourne au cauchemar absolu. Une créature surgis de son enfance l’entraîne alors dans un voyage hallucinant, sensuel et totalement imprévisible, vers les forêts primaires de l’Alaska. Compagnon fantasmatique ou incarnation de Pan, le grand faune lui-même… Qui est le Dieu dans l’ombre?

 

Extrait

Pas de branche qui crissent contre la toile du jean, aucun bruit de pas sur le terreau de feuilles. Je me déplace comme une renarde en chasse qui suit avec circonspection le son et l’odeur de sa proie. Bientôt je sens l’air plus frais sur mon visage, je vois les roseaux se dresser devant moi et j’ai sous les pieds la rive du ruisseau. Je le suis en remontant vers la source, je sais que bientôt j’arriverai à une berge dégagée, une plage tapissée de mousse épaisse, dépourvue de cailloux et de vase, prévu pour une rencontre. Je perçois l’odeur musquée de Pan, je la respire bouche ouverte, en savoure les effluve sur ma langue.
Et j’arrive à lui.

Extrait de la page 140

 

Chronique

On aime ou on aime pas, il n’y a pas de juste milieu pour ce livre d’après les avis que j’ai lu. Ca faisait longtemps que je voulais le lire et une offre chez Gibert qui baissait énormément le prix du neuf ne m’a pas fait hésiter une seconde à le prendre.

De Robin Hobb, j’ai déjà lu la saga de l’Assassin Royale et le Peuple des Rennes. L’un comme l’autre je les ai dévoré et le Dieu dans l’Ombre à suivis le même chemin. Il est facile de comprendre pourquoi de nombreuses personnes n’ont pas lu ce livre jusqu’à la fin ou ne l’ont pas aimé, l’histoire est lente (mais douce et poétique), Evelyn est parfois agaçante à ne pas se rebeller contre sa belle-famille, mais c’est finalement cette non rébellion qui fait le lien entre son passé et la suite, entre sa vie de femme marié et ce qu’il va se passer avec Pan.

Robin Hobb ne déroge pas à son style que j’aime tant, ce livre pose les questions essentielles sur la vie : se battre pour sa liberté, ne pas se laisser enfermer dans une situation qu’on ne supporte plus, quand doit-on arrêter de croire en un amour voué à l’échec ? L’histoire parle aussi d’un retour à une vie simple, sans chichi et sans matérialisme.

Finalement le personnage d’Evelyn s’accorde avec beaucoup d’entre nous, car qui ne s’est jamais senti prisonnier dans sa vie, cherchant désespérément une solution pour s’échapper ?

Pan c’est l’échappatoire, Pan c’est le retour à la nature, à la vie simple, l’amour sans se poser de question. Pan c’est le personnage qui nous fait rêver, c’est l’harmonie en ce monde, c’est aussi ce qui disparait petit à petit de notre monde actuel.

Par ces quelques lignes j’ai déjà beaucoup spoilé l’histoire, je n’en dirai donc pas plus. Plongez dans ces pages, imprégnez-vous de la magie du Dieu et arrêtez de vous poser des questions, sa musique vous apaisera.

(livre à lire avec Omnia en musique de fond)

 
 

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